Stage Guy Sauvin 8 mars 2020

Nous avions rendez vous avec Guy Sauvin le dimanche 8 mars au dojo de Chambray.
Senseï Guy nous a fait travailler sur des techniques de type circulaire et sur l’efficacité des techniques de frappe : posture, usage du corps, des hanches, de l’énergie interne…

Retrouvez ci-dessous quelques photos du stage.

 

 

Stage Christian Clause

Les 14 et 15 février, Christian Clause, 8e Dan shotokan, a animé un stage sur les techniques de mains ouvertes et le kata Niju shiho (bunkaï). Ce stage était organisé par les clubs de Mulsanne, Coulaines et Parigné L’Evêque.

Une petite délégation du club s’est rendu au Mans pour assister à ce stage le samedi 15. Pour l’annecdote, Christian Clause était membre du jury de Gildas pour son 6ème dan en décembre dernier 😉

Julian, Gildas, Christian Clause, Michel et Jean

Ura mawashi VS Ushiro ura mawashi

Petite séquence vidéo d’un combat entre Yoann et Erwan : une préparation au passage de grade pour le premier dan de Yoann; qu’il a obtenu quelques jours plus tard !

Voeux 2020

L’ensemble du bureau de la section karaté de l’US Chambray vous souhaite une excellente année 2020.

Découvrez notre vidéo de vœux. Les enfants du club se sont prêtés au jeu 😉

 

Repas de Noël 2019

Nous étions une bonne vingtaine en ce vendredi 13 décembre réunie pour un repas de Noël à la brasserie des Perriers, qui avait réservé sa salle rien que pour nous !
L’occasion une nouvelle fois pour féliciter notre senseï Gildas nouvellement promu 6eme Dan. Un beau karate gi lui a été offert !

Article de presse sur le 6è Dan de Gildas

La Nouvelle République – Publié le | Mis à jour le Karaté : 6e dan pour Gildas Duval

Avec ce 6e dan, Gildas Duval entre dans le cercle des hauts gradés.
Avec ce 6e dan, Gildas Duval entre dans le cercle des hauts gradés.
© Photo NR
Quelle belle récompense pour Gildas Duval, professeur bénévole au club de karaté de Chambray-lès-Tours. Et quelle fierté aussi pour lui de porter désormais la ceinture blanche et rouge offerte par le président de la Fédération française de karaté et qui symbolise ce passage au 6e dan. « Le premier grade national », précise le nouveau gradé. Pour l’obtenir, Gildas Duval avait posé sa candidature trois mois avant l’examen, durant lequel il a soutenu le mémoire technique qu’il avait envoyé puis passé avec succès la partie technique, où le candidat présente d’abord tout seul une partie technique de son cru puis la mise en pratique avec comme partenaire Erwan, membre du club.
Les membres du club vont le considérer encore plus comme un expert : « Mais quand on sort de ce passage décisif, on se sent encore plus motivé pour transmettre la vocation et tirer tous les membres du club vers le haut », espère Gildas Duval.

Stage Guy Sauvin – 8 décembre 2019

Une trentaine de participants issus de différents clubs sont venus au Dojo de Chambray pour assister à un stage de Guy Sauvin ce dimanche 8 décembre 2019.
Pendant 2h, les karatékas ont pu profiter des apprentissages du maître 8ème dan orientés notamment sur l’énergie interne.
Merci à Guy et à tous les participants !
Quelques photos du stage :

Le 6eme dan de Gildas, comme si vous y étiez !

La Fédération Française de karaté organisait, le vendredi 6 décembre 2019, le passage de grade du 6ème Dan à l’Institut national du Judo à Paris.
Gildas Duval, sensei du club, candidat heureux, puisqu’il a brillamment réussi l’examen.

A gauche, Francis Didier remettant le diplôme 6ème Dan et la ceinture rouge et blanche à Gildas. A droite, Gildas et Erwan, son uke du passage de grade

En tant que Uke de Gildas pour ce passage de grade, je vais tenter humblement de vous raconter comment s’est déroulée cette journée… Comment je l’ai vécue… Comme si vous y étiez !

Retour sur cette journée toute particulière. 

Tout d’abord, quelques précisions sur le 6ème Dan.
Le 6ème Dan est un examen à part et hautement symbolique puisque  son obtention délivre le droit de porter la ceinture rouge et blanche, plus qu’une ceinture, elle traduit une vie consacrée au karaté et fait rentrer le karatéka parmi les hauts gradés français.
Le candidat vient avec son programme technique accompagné d’un uke (partenaire) et d’un mémoire. Il faut avoir 40 ans minimum, 20 ans de ceinture de noire et avoir obtenu son 5ème Dan au moins 6 ans auparavant.

Le programme technique repose sur:
– une partie Kihon – enchaînement de techniques multidirectionnelles de la création du candidat – qu’il  réalise seul puis qu’il démontre avec son uke sous forme d’assaut.
– une partie Kata : Le candidat réalise 2 katas de son choix. Il exécute dans la foulée un bunkai (interprétation du kata sous une forme de combat) avec son uke
– une partie Kumité (combat) : Le candidat réalise avec son uke une séquence de combat.
Le mémoire a été envoyé au jury 3 mois avant l’examen. Le jour de l’examen, le candidat procède a une petite soutenance.

Durée de l’examen,  environ 20 min : partie technique + soutenance du mémoire. Le rythme est donc assez soutenu !

Le trajet
En ce vendredi matin plutôt frais, Gildas vient me chercher sur les coups de 8h. Le RDV n’est qu’à 14h30 mais nous ne souhaitons pas prendre de risque. La veille, nous étions en grève nationale pour les retraites. Nous arrivons en région parisienne sur les coups de 10h30, la pluie commence à tomber, le GPS nous fait passer par plusieurs villes de banlieue, on apprécie la circulation… Les trottinettes vont plus vite que nous…

Institut national du Judo – Paris


Vers 11h15, nous arrivons à l’Institut national du Judo situé en bordure de périphérique, dans le 14ème arrondissement, celui-ci possède un parking sous terrain dont  nous tairons les tarifs exorbitants…

Après un rapide tour au pipi-room, l’accueil nous indique le Dojo du passage de grade. Une fois dans le hall d’entrée, nous rencontrons Christian, candidat également et Julien son uke. Il est 11h30, nous avons le même objectif, nous restaurer avant l’effort.  Naturellement on se propose de manger ensemble. Nous traversons à pied le périphérique sous une petite pluie froide et désagréable pour se retrouver à Montrouge. Les premiers restaurants exotiques nous inspirent peu confiances avant un effort physique : asiatique, tacos, pizza… Pas bon pour la digestion ! Une centaine de mètre plus loin, nous tombons sur une petite brasserie typique parisienne : le café de l’Europe. Menu du jour : Cabillaud et du riz. Impeccable ! Nous en profitons pour faire connaissance avec nos compagnons du jour. Ils viennent du nord à la frontière Belge. Christian approche des 70 ans et Julien, son uke vit désormais sur Melun pour son travail, on comprend vite que les séances de préparation manquent…

13h15, après un bon petit repas, un café et des échanges sympas sur le karaté (évidement) et le passage de grade, nous reprenons le chemin du dojo. Un arrêt au Monoprix – Une bouteille d’eau et 2 bananes pour Gildas – puis direction les vestiaires après avoir récupéré nos sacs dans la voiture.

L’entrée au Dojo
Il est 13h40 quand nous entrons dans le Dojo. Il doit bien faire le double de celui de Chambray et est séparé au 3/4 par un rideau noir. Nous comprenons que le petit quart sera notre zone d’échauffement et l’autre partie dévolue au passage de grade. Il n’y a que 4 candidats pour le moment mais le reste arrive tranquillement. On commence à s’échauffer doucement, la digestion n’étant pas encore terminée ! Il y a finalement 18 candidats plus leur Uke.

A 14h30, comme prévu, c’est l’heure, un membre du jury vient faire l’appel. M.Tramontini, champion du monde kumite en 1990 s’en charge. Un appel plutôt humoristique sans doute pour détendre l’atmosphère. « Quelqu’un aurait-il un stylo s’il vous plait? » commence-t-il.  2 ou 3 mains se lèvent, un en particulier prend l’initiative d’aller en chercher un. Tramontini le suit du regard et l’interpelle :  » candidat ou uke ? ». « uke » lui répond t-il. « Dommage, tu aurais été candidat, on te donnait ton 6ème Dan ! Quel grade es-tu ? » « 2ème Dan… » « Tu passeras me voir tout à l’heure, on te filera ton 3ème ». J’aurais peut être dû lui donner un stylo, en plus j’en avais un de la FFK !
M.Chouraqui, 9ème Dan enchaîne pour expliquer le déroulement du passage, chaque candidat est libre de présenter son programme dans l’ordre qui lui convient dans un temps de 20 minutes, interdiction de regarder ceux qui passent, on reste derrière le rideau, c’est un huis clos ! Puis il nous invite tous sur le grand tatami pour un salut collectif.

L’attente…
Le passage commence dans la foulée avec les 2 premiers candidats. Il y a 2 tables de jury. Nous sommes sur la première table. En regardant dans le détail l’ordre de passage, on se rend compte que nous sommes derniers à passer, en 9ème position. 20 minutes par candidat, le calcul est rapide, on a 3h devant nous ! Petit coup de massue, on était pour ainsi dire chaud, prêt au combat ! Que ça va être long ! Difficile de rester assis à ne rien faire, alors on reste actif, mouvement de bras, de jambes pour rester chaud, quelques techniques dans le vide, quelques répétitions 2 par 2 pour se rassurer. La pression monte tranquillement, il faut garder l’influx nerveux. Pas simple ! Alors que les premiers reviennent avec des sourires d’autres moins (30% n’auront pas leur 6ème Dan), on ronge notre frein, et on en profite pour échanger avec les candidats. « C’est marrant, celui-là a un karate gi tout noir » dis-je à Gildas, ni une ni deux, Gildas va lui demander la raison « C’est un cadeau de mes filles, donc je le porte ! ». Nos compagnons du nord passe dans les premiers, malheureusement pour Christian, il lui manque 4 points, il devra retenter sa chance l’année prochaine. Quelques minutes plus tard, je vois Julien son uke travailler avec un autre candidat. Au bout 15/20 minutes, je finis par l’interroger pour lui demander ce qui se passe. Le uke du candidat avec qui il répète est coincé dans les bouchons et ne pourra sans doute pas être présent ! Julien va donc devoir faire uke pour la 2ème fois de la journée avec un partenaire qu’il ne connait pas et surtout un programme qu’il ne connait pas ! On en reste pantois ! Il doit être 15h30 quand M. Valéra, x fois champion d’Europe Karaté et Full contact, membre du jury passe nous voir. Il nous demande de nous rassembler autour de lui. Son message est destiné avant tout aux uke ! Il nous met une petite pression en nous rappelant que notre rôle est déterminant dans le succès au 6ème Dan du candidat. Les attaques doivent être précises et réelles… A bon entendeur !

L’attente continue, nous sommes comme des lions en cage, impatients d’en découdre ! Mais anxieux aussi ! Le dojo est bien chauffé, le corps devient lourd, et Gildas arrive encore à me faire peur quand il ne sait plus quelle technique vient après une autre dans le bunkai ou le kihon que l’on fait à 2 ! Perte de lucidité? La pression monte d’un cran quand le dernier candidat avant nous est appelé. Il doit être 17h15…

Le passage de grade – au cœur de l’action
Tout s’accélère (enfin!), le moment tant attendu fini par arriver, même pas pris le temps de regarder l’heure, sans doute 17h40. On se presse vers le tatami de la table 1. A la table au centre, M. Chouraqui entouré de Bilicki 9ème Dan, champion d’Europe 1980 et second aux mondiaux de 1981 et M. Clause, 8ème Dan. On se présente à la table et c’est parti ! Je vais me rasseoir face au jury.

Module Kihon
Gildas se place au centre du tatami pour exécuter son Kihon. Sur le coup, je peine à savoir s’il réalise correctement son programme, mon regard naviguant entre sa prestation et le regard des examinateurs. Je perçois une technique propre avec du kime. A son retour, je sens Gildas un peu tendu et il me lâche un « j’ai un peu merdé ». Je tente de le rassurer en lui répondant que c’était bon. C’est mon tour de jouer avec Gildas, démonstration de son Kihon en combat. Le petit brief de Valéra résonne encore dans ma tête, il faut « envoyer », ça tombe bien, c’est ce que je comptais faire ! Les 5 premiers échanges se déroulent comme à l’entrainement, y’a du jus, c’est propre, les techniques sont efficaces et sincères. A la 6ème attaque, je me positionne prêt à faire mawashi jodan, Gildas aurait dû se positionner perpendiculaire à moi mais là il se tient face à moi. Etant dos au jury je lâche discrètement « mawash » 2 fois je crois. Et là pas de réaction, Gildas me fait fasse en position de combat en parfait état de zanshin, le regard vide. Gildas n’est pas un homme de programme, il est passé à état second… Je balance mon mawashi, il fait sa contre attaque, différente du programme, peu importe, c’est efficace et je finis au sol. Il nous restait encore 5 échanges à faire mais Gildas me salut, fin du Kihon. On sort du tatami pour récupérer et je lui demande « pourquoi tu ne finis pas le programme? », il me répond « Je ne sais plus ce qu’il y avait après! ». Le jury ne sait pas ce qu’on va faire ou pas, donc cela n’a pas d’incidence mais sa réponse me trouble un peu. Il semble déjà bien attaqué physiquement par l’effort produit… 

Module Kata
Il prend 2 minutes à peine pour récupérer, c’est l’heure des katas ! Je vous avais prévenu : rythme soutenu ! Il commence par Tekki Sandan parfaitement exécuté, solide, précis. Si maître Kasé était réputé pour son Tekki Sandan, Gildas n’a pas à rougir ! Petit soulagement, il a encore du jus ! Après une courte pause (2min), il enchaîne avec Gankaku, réalisation propre. C’est bon pour les katas ! Petite récup (toujours 2min), c’est l’heure du bunkai, ça sera sur Gankaku. A l’image du début du kihon, on balance nos techniques qui s’avèrent conforment à nos attentes. Y’a le kime, ça claque et les contre-attaques rentrent (je confirme!). Au 6ème Bunkai (à croire qu’il fait exprès ! Le chiffre 6 serait-il une obsession aujourd’hui ?), je dois lui faire une saisie par derrière mais il reste encore face à moi, furtivement, je lance 2 fois « saisie », m’a t-il entendu? Rien n’est moins sûr mais cette fois-ci, il réagit et se retourne, j’effectue ma saisie, il s’en soustrait et effectue son morote ura tsuki en se retournant… qu’il double (aie !) dans un kiai libérateur.

Il reste encore 2 échanges au programme mais Gildas me glisse un « yame ». On se salut, on se dirige vers le banc et je lui demande, « Pourquoi tu arrêtes ? ». Il me répond « Ils ont vu ce qu’ils voulaient voir » d’un ton sûr et lucide. De là à chanter « libéré, délivré » !

Module Kumite
Après un temps de récup très court, on étame le kumité. Au programme, Jyu ippon sur 5 attaques suivi d’une spécialité Shotokai : le midaré. Nous ne faisons finalement que 4 échanges, mais efficaces dans la continuité de ce que nous avons proposé. On se salut. On se regarde, prêt à proposer le midaré mais Chouraqui nous coupe dans notre élan : « Bon… Le mémoire maintenant? ».

Module mémoire
Gildas s’assoit face au jury, je suis assis sur les bancs face au jury mais à 20 mètres. J’entends des brides d’échange. Chouraqui a le sourire, c’est plutôt encourageant. Je crois entendre que la prestation a plu, ce que Gildas me confirmera plus tard. Là encore, je n’ai pas pris le temps de regarder l’heure, trop curieux à tendre l’oreille pour capter quelques mots; il y avait pourtant une horloge sur les murs. Ils ont discuté une dizaine de minutes je pense. Gildas finit par quitter sa chaise pour me rejoindre en attendant la délibération qui se fait dans la foulée. Gildas n’a pas le temps de traverser le tatami, il est aussitôt rappelé. Je parviens à comprendre qu’il obtient son 6ème Dan, forcément, j’en suis très heureux !

Remise des récompenses
La pression est enfin retombée, l’attente fut particulièrement pesante. Une rapide douche et nous voilà sortis de l’institut national du Judo à 18h20. Rendez vous au siège de la fédération française de Karaté situé à seulement 1,7km pour 19h ! On sera largement dans les temps ! Ben non, à Paris, à 18h30, c’est la misère. Finalement, on a mis 40min pour parcourir la distance ! Vive la circulation parisienne !
On profite de tomber sur un salarié de la fédé pour faire le tour

Couloir entièrement boisé de la FFK

du propriétaire. Un bâtiment tout en longueur. Les couloirs, les bureaux sont boisés; les boiseries seraient réalisées par Francis Didier, le président de la fédé ! Impressionnant ! On se réunit dans une salle de réception où Francis Didier prend la parole pour nous conter une histoire (comme il le fait si bien) sur les origines du code moral du karaté. M.Chouraqui procède ensuite à la délivrance individuelle du diplôme et de la ceinture rouge et blanche; sans oublier une petite photo souvenir avec le président.

Gaëtan du club de Fondettes avec Gildas

Après toutes ces émotions, un apéritif dînatoire semblait bien de circonstance ! Nous retrouvons nos candidats du jour dont Gaëtan du club de Fondettes qui a aussi réussi son 6ème Dan lors des épreuves du matin.
Nous retrouvons également le candidat sans uke qui a pris Julien, uke de Christian à la dernière minute. L’ironie du sort veut qu’il a réussit à obtenir son 6ème avec un partenaire pris dans la journée ! Chapeau !
Nous recroisons certains membres du jury dont Bilicki qui glisse à Gildas quelque chose comme « brillant Shotokai » et me demande « Ça va ? Bien remis? »… Quand je vous qu’il n’a pas fait semblant Gildas !
Nous profitons aussi du moment pour faire quelques photos souvenirs !

de gauche à droite : Hiroo Mochizuki, Dominique Valéra, Patrice Belrhiti, Christian Clause, Jacques Tapol, Serge Chouraqui, Philippe Boulet, Francis Didier, Serge Serfati

21h, il est temps de penser à rentrer, un peu de route nous attend…

En espérant que vous aurez apprécié de lire ces quelques lignes. Être uke d’un candidat au 6eme dan est un privilège que peu de karatékas vivront. Je mesure la chance que j’ai eu. Je  remercie donc Gildas ne m’avoir choisi et de m’avoir fait confiance.
Et comme les années passent si vite, dans 7 ans pour le 7ème Dan, on remet ça?